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Réponse à un article de notre ami “Hannibal”

Dans la dernière livraison de Rivarol (29 juin 2017, p. 16) « Hannibal » rend un hommage mérité à « Bocage », dont il annonce que la responsable depuis tant et tant d’années « va cesser d’émettre ». Mais, heureusement, ajoute-t-il, « Bocage va reprendre à la rentrée » sous une autre direction. « Hannibal » en profite pour dresser le bilan du combat contre le « Dogma Shoah » (titre d’une impressionnante illustration de Chard). Il se risque à écrire : « À plusieurs reprises, le professeur Faurisson a estimé que la question était intellectuellement tranchée et que “la victoire du révisionnisme [historique]” était acquise ». Il ajoute : « Il convient cependant de noter que, sur le plan pratique, les choses sont différentes ».

Diable ! Ainsi j’aurais, à plusieurs reprises, estimé que «la victoire du révisionnisme» était acquise, point final ! Notre ami est si sûr de son fait qu’au bas de la même colonne il répétera : « [L]e professeur Faurisson estime la question intellectuellement tranchée et la victoire des révisionnistes totale ». Re-Diable! Errare humanum est, perseverare diabolicum ! Qu’il me relise, le prudent crayon à la main !

En réalité, si j’ai effectivement conclu que, sur le strict plan de la recherche historique et scientifique, les victoires du révisionnisme sont impressionnantes par leur nombre et leur étendue et si même je considère que notre victoire est devenue totale avec l’effondrement, en janvier 1985, de Raul Hilberg au premier procès Zündel de Toronto, en revanche, nos adversaires, eux, ne cessent de frapper de plus en plus fort sur le plan des médias et sur celui de la répression, c’est-à-dire sur ce qu’« Hannibal » appelle « le plan pratique».

Mais comment ce « plan »-là aurait-il pu m’échapper ? Le combat révisionniste ne se poursuit-il pas, aux yeux de tous, dans des conditions qui, année après année, se font plus âpres et périlleuses ? Comment pourrais-je n’avoir d’yeux que pour nos victoires quand je constate, année après année, que mon existence et celle de mon épouse deviennent de moins en moins vivables et quand je songe au sort de plus en plus affreux de révisionnistes tels que l’ingénieur chimiste français Vincent Reynouard (prison et exil) ou l’ingénieur chimiste autrichien Wolfgang Fröhlich (en prison pour la plupart du temps durant ces quatorze dernières années !) ? Et cela sans compter les épreuves ou dommages infligés à tant d’autres révisionnistes ainsi qu’à des nations entières comme l’Allemagne, l’Autriche ou la Palestine ?

Le cynisme de certains de nos magistrats vient de passer toutes les bornes avec mes récentes condamnations en qualité a) de faussaire de l’histoire, b) de falsificateur et c) de menteur. En 38 années de procès jamais je n’avais encouru de telles condamnations mais voilà que, soudain, la XVIIchambre correctionnelle du Tribunal de Paris, présidée par Dame Fabienne Siredey-Garnier, vient de faire une découverte le 6 juin 2017 : il paraît qu’au fond, au tréfonds de leurs conscience, les nombreux magistrats qui, jusque dans un lointain passé et encore tout récemment, ont eu à traiter de mon cas ont, à leur époque, trop timidement montré que, pour eux, j’étais un faussaire de l’histoire, un falsificateur et un menteur. Certes, ils ne l’ont pas dit expressis verbis mais, pour qui, en 2017 sait lire dans les pensées d’autrefois, il paraît qu’ils l’ont pensé. À l’appui d’une thèse aussi stupéfiante, mes récents juges ne fournissent nul exemple, nulle preuve, nulle démonstration ; ils se contentent d’exprimer leur pure et dure conviction intime avec, à la clé, quelques superbes tricheries ou gredineries qu’en appel je me ferai un plaisir d’exposer « devant le peuple français ». Nous reviendrons là-dessus plus tard.

Pour l’instant, je n’ai pas d’autre ambition que de prouver, par la citation d’extraits de mes écrits datant de 2015, de 2016 et de 2017 qu’encore dans un récent passé, j’ai pris soin de signaler à mes lecteurs aussi bien nos victoires sur le plan historique et scientifique que la pauvreté de nos moyens face à nos adversaires qui, sur le plan médiatique et celui de la répression, jouissent d’un pouvoir de plus en plus inquiétant.

Je comprends que, pour sa part, « Hannibal » puisse en conclure que désormais « On ne peut donc passer que par les marges, ne parler que de ce qui est dicible » en prenant soin de ne plus enfreindre la loi « Sirat-Fabius-Gayssot » du 13 juillet 1990 mais j’espère que, de son côté, il comprendra que, vu mon hérédité écossaise, je ne puis, pour ma part, que poursuivre ma longue et lourde tâche comme je l’ai commencée : avec une sorte d’obstination qui peut donner à penser que, comparé à un Français, je serais peut-être affligé d’une certaine épaisseur de l’entendement. Perge quo coepisti (Continue dans la voie où tu t’es engagé) : telle était la devise qu’en classe de cinquième, à l’âge de 12 ans, j’inscrivais parfois en tête de mes devoirs au « Collège de Provence » de Marseille, chez nos jésuites, au-dessous d’une autre devise : Labor improbus omnia vincit (Le travail, à la condition qu’il soit acharné, vient à bout de tout).

Voyez-vous, à 88 ans, je reste fidèle aux devises de mon enfance. Il faut me le pardonner. Je vous demande seulement d’imaginer combien il peut m’en coûter de m’infliger ainsi la haire et la discipline ! Mais, passons ! « Never complain, never explain ! »

1er juillet 2017

 

NB : Si vous êtes désireux de lire le contexte des trois extraits ci-après (de 2015, 2016 et 2017), il vous suffit de consulter le présent site aux trois dates indiquées.

« Un observateur avisé aura remarqué que, plus nos adversaires sentent la partie leur échapper sur le plan historique ou scientifique, plus ces derniers éprouvent le besoin d’accroître le tamtam de leur propagande et d’aggraver la répression » (31 décembre 2015).

« À mesure que le révisionnisme marque des points sur le plan historique et scientifique, le tamtam holocaustique, lui, ne fait que croître cependant que la répression judiciaire contre les révisionnistes, elle, s’aggrave à proportion » (10 mars 2016).

« Sur le plan de la science et de l’histoire, la victoire des révisionnistes est totale ; sur le même plan historique et scientifique la défaite des exterminationnistes est écrasante et s’accompagne, en outre, du déshonneur d’exercer une telle répression, digne des régimes totalitaires » (3 juin 2017).