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La loi antirévisionniste française

La loi antirévisionniste française date du 13 juillet 1990. Elle est connue sous diverses appellations : « loi Gayssot », «loi Fabius-Gayssot», « loi Faurisson », « lex Faurissonia » ou encore « article 24bis » (de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse). Elle prévoit une peine d’emprisonnement qui peut aller jusqu’à un an ainsi qu’une amende d’un maximum de 45 000 euros pour toute personne contestant publiquement l’existence d’un ou plusieurs « crimes contre l’humanité » tels que définis et condamnés essentiellement par le Tribunal militaire international de Nuremberg en 1945–1946. À la peine de prison et à l’amende peuvent s’ajouter le versement de dommages-intérêts au profit d’associations juives ou autres ainsi que de lourds frais de publication du jugement de condamnation dans les médias ; enfin, peut aussi être prononcée la confiscation du matériel de travail et des livres et documents saisis par la police.

Il est inexact de dire que cette loi interdit la contestation de la totalité du jugement de Nuremberg. Elle n’interdit que la contestation des crimes censément commis contre « l’humanité », c’est-à-dire, d’abord et avant tout, contre les juifs. Or la portion du texte du jugement de Nuremberg qui traite de ce sujet-là n’occupe que 2% de l’intégralité dudit jugement. On reste donc libre, du moins en principe, de contester publiquement les 98 autres pour cent de ce jugement. Ne sont, par conséquent, décrétés incontestables que les seuls crimes qui auraient été commis, avant tout, contre les juifs. Saluons là un étonnant privilège accordé au bénéfice exclusif du «peuple élu» de Dieu!

Ce sont les juifs de France qui, en mai 1986, ont été les premiers à réclamer l’instauration d’une telle loi. À l’époque, l’État d’Israël s’apprêtait à voter une loi antirévisionniste qui allait finalement être adoptée par la Knesset deux mois plus tard, en juillet 1986. Le promoteur de la loi antirévisionniste française a été le grand rabbin de France René-Samuel Sirat. C’est sous son égide qu’en mai 1986 ont réclamé une telle loi des universitaires juifs, tel Pierre Vidal-Naquet, et des propagandistes juifs, tels Serge Klarsfeld et Georges Wellers (Bulletin quotidien de l’Agence télégraphique juive2 juin 1986, p. 1 et 3).

Ces juifs ont dû attendre quatre ans pour obtenir satisfaction. Un gouvernement de coalition socialo-communiste, sous la présidence de François Mitterrand, a enfin voté cette loi le 13 juillet 1990. Mais, bien avant l’instauration de ladite loi, le révisionnisme historique avait été légalement réprimé. Les motifs les plus divers étaient invoqués : apologie du crime, diffamation raciale, provocation à la haine raciale, publication d’ouvrages dangereux pour la jeunesse, dommage à autrui, etc. Par exemple, c’est pour « apologie de crime » que Maurice Bardèche a été mis en prison pour avoir publié en 1948 Nuremberg ou la Terre promise.

L’homme politique dont l’action a été déterminante pour la rédaction et pour le vote de la loi du 13 juillet 1990 est Laurent Fabius. Candidat possible, aujourd’hui, à la présidence de la République en 2007, L. Fabius est un juif, un millionnaire et un socialiste. En 1990, il était président de l’Assemblée nationale. Dans cette assemblée se trouvait un communiste assez fruste et inculte, Jean-Claude Gayssot, ministre des Transports. Ce dernier voulait présenter, au nom du Parti communiste, une loi antiraciste visant Jean-Marie Le Pen, responsable du Front national. Mais le texte de sa proposition de loi était mal rédigé. C’est alors que L. Fabius a conclu un arrangement avec son collègue communiste. Au texte mal rédigé il a substitué un texte qu’avait préparé le Parti socialiste et qui visait à la fois Jean-Marie Le Pen pour « racisme » et le professeur Robert Faurisson pour « négation de l’extermination des juifs » et L. Fabius a accordé à J.-C. Gayssot le privilège de présenter sous son nom ce projet de loi devenu, pour le coup, à la fois antiraciste et antirévisionniste. L’affaire une fois conclue entre le juif L. Fabius et le communiste J.-C. Gayssot, il restait à défendre ce projet de loi devant l’Assemblée nationale et le Sénat. La tâche s’annonçait ardue. Nombre de juristes, d’universitaires et d’hommes politiques s’élevaient contre le principe d’une telle loi, jugée stalinienne, quand, soudain, un événement providentiel en a permis le vote par la majorité socialo-communiste. En effet, le 11 mai 1990, éclatait dans la presse du monde entier le scandale de tombes juives « profanées » dans un cimetière de Carpentras, petite ville du midi de la France. L. Fabius prenait alors la tête d’une tonitruante opération de propagande destinée à faire croire que l’antisémitisme ressurgissait en France, un antisémitisme nourri par le révisionnisme. Des dizaines de milliers de manifestants, brandissant des drapeaux israéliens, allaient défiler, notamment à Paris, où – pour la première fois depuis août 1944, à la libération de Paris – on a fait sonner le bourdon de la cathédrale Notre-Dame. L’intimidation a été si forte qu’il ne s’est pas trouvé un minimum de soixante députés et sénateurs pour oser saisir le Conseil constitutionnel et lui demander si cette loi était conforme ou non à la Constitution de la République française.

Mais, une fois adoptée, la loi antirévisionniste s’est révélée d’une application laborieuse. La première condamnation a été prononcée en avril 1991, à Paris, contre le professeur Faurisson et, dans ces quinze dernières années, il est probable que le total des autres condamnations définitives prononcées, soit contre le professeur, soit contre d’autres révisionnistes, s’est élevé à une vingtaine. Les peines financières ont été parfois très lourdes et, dans ces derniers temps, diverses peines de prison ferme ont été prononcées, mais jusqu’à présent personne n’a été effectivement incarcéré en France sur le seul fondement de la loi antirévisionniste du 13 juillet 1990.

Cette loi est de nature soviétique. Elle supprime surtout la liberté de recherche. Or cette liberté-là ne peut normalement se voir assigner de limite en matière d’histoire. L’histoire des hommes est faite de milliards d’événements sur lesquels chacun est, en principe, autorisé à se poser des questions et à proposer librement son interprétation. On se demande donc comment un point, et un seul, de l’histoire des hommes, parmi des milliards d’autres, peut être ainsi mis à part et interdit de vraie recherche. Car c’est interdire la recherche que de décréter d’avance le résultat auquel le chercheur doit parvenir. Il est stalinien de dire, par exemple, à un chercheur qui étudie « le problème des chambres à gaz nazies » : « 1) Vous devrez conclure de votre recherche que les chambres à gaz nazies ont réellement existé et fonctionné bien que nous ne possédions aucune expertise criminelle établissant l’existence d’une seule de ces armes de destruction massive ; 2) Vous devrez, en outre, conclure que ces abattoirs chimiques ont eu une existence réelle dans tel camp et une existence fictive dans tel autre camp ; 3) Vous devrez enfin conclure que le total des morts juives dans la Deuxième guerre mondiale reste invariablement de six millions comme l’ont décrété ex cathedra les juges de Nuremberg sans pouvoir s’appuyer sur aucune expertise criminelle ».[1]  

Il est stupéfiant qu’une loi de la République française déclare ainsi l’infaillibilité, en matière d’histoire, d’un simple tribunal, celui de Nuremberg. Ce tribunal se disait «militaire» alors qu’il ne l’était pas. Il se disait « international » alors qu’il n’était qu’interallié. Il n’était pas même un tribunal au sens propre du mot car, exclusivement constitué de vainqueurs jugeant exclusivement et à chaud leurs propres vaincus, il était juge et partie. Il jugeait souverainement sans possibilité d’appel. Il pratiquait la rétroactivité des lois. Il instituait la responsabilité collective. Il n’était « pas lié par les règles techniques relatives à l’administration des preuves » (article 19 de son Statut). Il n’exigeait pas que fût rapportée la preuve de «faits» qu’il considérait, sans donner ses raisons, comme « de notoriété publique » et il accordait automatiquement «valeur de preuve authentique » à tout rapport des commissions des crimes de guerre accusant les vaincus (article 21).

Si, en France, cette loi a été exigée par les juifs les plus influents, c’est parce que ces derniers ont été pris de panique en constatant que les historiens en place étaient incapables de répondre aux révisionnistes sur le plan de l’argumentation scientifique, technique et historique. Quand, en 1978-1979, le professeur Faurisson a clairement mis en évidence les impossibilités techniques des prétendues exécutions massives dans des chambres à gaz et quand il a lancé : « Expliquez-nous comment un tel meurtre de masse a été, pour vous, possible techniquement », on lui a piteusement répondu : « Il ne faut pas se demander comment un tel meurtre de masse a été possible techniquement ; il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu » (Le Monde21 février 1979). Le même professeur a ainsi posé toute une série de questions d’une grande simplicité auxquelles on a été incapable de répondre. En outre, il a prouvé que des photographies et des documents invoqués par ses accusateurs avaient été soit dénaturés ou falsifiés, soit détournés de leur sens. On a répondu au professeur par des agressions physiques, par l’interdiction, en fait, d’enseigner et, surtout, par des procès. Mais ces procès n’ont pas vraiment pris la tournure espérée par les juifs. Bien sûr, le professeur Faurisson a été condamné, par exemple, pour « dommage à autrui » mais jamais, ainsi que le demandaient les juifs, pour « falsification de l’histoire ». Au contraire, le 26 avril 1983, la première chambre de la Cour d’appel de Paris l’a condamné en rendant toutefois un hommage appuyé à la qualité de son travail sur ce qu’elle a appelé « le problème des chambres à gaz ». Cette cour a conclu que, dans le travail du professeur sur ce sujet, il n’y avait aucune trace de légèreté, de négligence, d’ignorance délibérée ou de mensonge et qu’en conséquence tout le monde désormais devait avoir le droit d’affirmer que les chambres à gaz n’avaient pas existé! Dans le langage des magistrats, cela donnait exactement : « La valeur des conclusions défendues par M. Faurisson [sur le problème des chambres à gaz] relève DONC de la seule appréciation des experts, des historiens et du public ». Dans cette période qui allait conduire au vote de la loi antirévisionniste, les juifs savaient aussi que le professeur avait été, sur le plan historique et scientifique, l’inspirateur et l’organisateur de la défense d’Ernst Zündel dans ses deux longs procès de Toronto, en 1985 et en 1988. Ces procès ont tourné à la confusion pour l’ensemble des tenants de la thèse du prétendu « Holocauste ». Le procès de 1985 a été une catastrophe particulière pour les juifs Raul Hilberg et Rudolf Vrba. Le premier pouvait être considéré comme l’historien Number One et le second comme le témoin Number One de la prétendue « destruction des juifs d’Europe ».

Les révisionnistes ont ainsi accumulé une longue série de victoires. Mais le grand public l’ignore. L’emprise des juifs sur les médias et leurs multiples procédés d’intimidation sont tels que le public a été largement tenu dans l’ignorance de ces victoires. Aujourd’hui encore, en dépit du développement généralisé d’Internet, cette ignorance persiste.

Aujourd’hui, la loi antirévisionniste française est encore en vigueur mais ceux qui s’imaginaient qu’elle serait un rempart contre les progrès du révisionnisme doivent déchanter. Du simple fait de son existence, cette loi est en quelque sorte devenue l’une des meilleures preuves que l’histoire officielle est impuissante à se défendre avec des arguments, des preuves et des documents dans un libre débat public.

Ce débat au grand jour, les révisionnistes n’ont cessé de le proposer et, quelle que doive être la violence de la répression qu’on exerce contre eux, ils ne cesseront de le réclamer. Les révisionnistes n’ont pas peur de la lumière; au contraire, ils la recherchent.

9 octobre 2006

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[1] Les juges de Nuremberg ont écrit que ce chiffre de six millions venait d’Eichmann. Or, ils savaient qu’il s’agissait là d’une estimation prêtée par l’un des collaborateurs de l’accusation américaine, le SS Wilhelm Höttl, à son collègue Adolf Eichmann (qui avait disparu). En 1961, à Jérusalem, ce dernier opposera un démenti formel devant la justice israélienne et, en 1987, W. Höttl finira par dire qu’il ne fallait pas accorder d’importance à cette « estimation » car Eichmann… était ivre le jour où il avait tenu ce propos dès… septembre 1944 !