Une date dans l’histoire du révisionnisme : le 22 avril 1993 / Un défi à l’Holocaust Memorial Museum à Washington

La question de l’existence ou de la non-existence des chambres à gaz nazies est d’une considérable importance historique. Si elles ont existé, ces chambres à gaz nous apportent la preuve que les Allemands ont entrepris l’extermination physique des juifs ; en revanche, si elles n’ont pas existé, nous n’avons plus aucune preuve de cette entreprise d’extermination. Pierre Vidal-Naquet ne s’y est pas trompé. Aux personnes tentées de renoncer à l’argument des chambres à gaz il a répliqué qu’abandonner les chambres à gaz, « c’est là capituler en rase campagne ».[1] On ne peut que lui donner raison. Les chambres à gaz ne sont pas un point de détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale. D’où les sanctions judiciaires qui, en France par exemple, s’abattent sur ceux qui en contestent l’existence.

Aussi le monumental Holocaust Memorial Museum (HMM) qui vient d’être inauguré à Washington le 22 avril 1993, à cinq cents mètres du monument de George Washington, ne pouvait-il pas se permettre d’abandonner l’argument de la chambre à gaz nazie. Restait à savoir quelle représentation physique un tel musée donnerait de cette arme terrifiante.

Aujourd’hui nous le savons et le résultat est consternant : faute de mieux, ce fastueux musée, qui a coûté des millions de dollars au contribuable américain et à la communauté juive américaine, sans compter l’argent versé par le contribuable allemand, en a été réduit à nous montrer comme unique modèle de chambre à gaz homicide une chambre à gaz… de désinfection, située à Majdanek (Pologne). Ainsi que je le montrerai plus loin, même un auteur comme Jean-Claude Pressac, auteur d’un ouvrage publié en 1989 sous le patronage de la Beate Klarsfeld Foundation de New York, avait dû reconnaître l’évidence : cette chambre à gaz de Majdanek n’a été qu’une chambre à gaz de désinfection.

Déjà, en 1945, les Américains avaient présenté comme chambres à gaz homicides quatre chambres à gaz de désinfection situées à Dachau (Allemagne). Si les organisateurs de l’HMM de Washington ont pris le risque de commettre une aussi grave supercherie, c’est, à mon avis, qu’ils y étaient contraints faute de pouvoir proposer aux visiteurs la représentation physique, sous une forme quelconque, de l’une de ces chambres à gaz que les Allemands auraient, nous répète-t-on à satiété, utilisées pour tuer des foules de victimes.

Mon défi de Stockholm et de Washington

Dès le 17 mars 1992 j’avais mis au pied du mur les organisations juives du monde entier. Ce jour-là, lors de mon arrivée à Stockholm où m’invitait mon ami Ahmed Rami, j’avais lancé aux médias de Suède un défi [challenge] de portée internationale qui tenait en une phrase de neuf mots : « Show me or draw me a Nazi gas chamber ! » [Montrez-moi ou dessinez-moi une chambre à gaz nazie]. Ces mots étaient accompagnés d’une explication de deux pages.

D’après mes renseignements, les médias suédois, désireux de relever mon défi, avaient immédiatement alerté toutes les sources d’informations possibles pour se procurer des photographies de chambres à gaz nazies. À leur consternation, ils avaient découvert que de telles photographies n’existaient pas et que les locaux présentés aux touristes à Auschwitz ou ailleurs comme chambres à gaz homicides ne possédaient aucune des caractéristiques qu’on pouvait normalement attendre de tels abattoirs chimiques. Les médias suédois s’étaient alors livrés sur mon compte à d’innombrables attaques personnelles mais pas un article de journal, pas un mot à la radio et à la télévision n’avaient fait mention de mon défi. L’embarras était manifeste.

Cet embarras allait s’accroître au fil des mois dans tous les milieux qui propagent la thèse de l’extermination physique des juifs durant la guerre de 1939-1945 : d’où la frénésie d’agitation qui, depuis un an, s’est emparée des organisations juives à travers le monde.

Le 21 avril 1993, à Washington, je renouvelais mon défi mais, cette fois, à l’adresse des responsables de l’HMM, lequel devait être inauguré le lendemain en la présence du président Clinton, de plusieurs chefs d’État et d’Élie Wiesel. Parmi ces responsables, je visais en particulier Michael Berenbaum, chargé du projet «scientifique» de ce musée [Project Director].

Mon défi, sur place, à Washington, pouvait se résumer ainsi :

Demain sera inauguré l’HMM de Washington. Je défie les responsables de ce musée de nous offrir une représentation physique de la magique chambre à gaz. Depuis trente ans, j’ai personnellement cherché une telle représentation physique et je n’en ai pas découvert : ni à Auschwitz, ni dans aucun autre camp de concentration, ni dans un musée, ni dans un livre, ni dans un dictionnaire ou une encyclopédie, ni en photographie, ni en maquette, ni dans un film documentaire.

Je connais, bien sûr, quelques tentatives en ce sens, mais toutes sont fallacieuses : aucune ne résiste à l’examen. En particulier, quand on sait l’extrême dangerosité du Zyklon B (un insecticide) ou de l’acide cyanhydrique, on se rend vite compte que les locaux parfois présentés aux touristes sous la dénomination de chambres à gaz homicides n’auraient jamais pu servir d’abattoirs chimiques. Quand on découvre l’extrême – et inévitable – complication d’une chambre à gaz de pénitencier américain pour l’exécution à l’acide cyanhydrique d’un seul condamné à mort, on voit tout de suite que les locaux baptisés chambres à gaz nazies pour l’exécution, jour après jour, de véritables foules de victimes ne possèdent pas aujourd’hui et ne possédaient pas autrefois le moindre des éléments de la formidable machinerie qui aurait été nécessaire. L’un des plus redoutables problèmes à résoudre, en plus de celui de l’étanchéité des lieux, est celui de la pénétration, après l’exécution, dans des espaces saturés d’acide cyanhydrique afin d’en retirer les cadavres, eux-mêmes saturés de ce même acide. L’acide cyanhydrique pénètre peaux, muqueuses, humeurs et y reste à demeure. Le cadavre d’un homme qui vient tout juste d’être tué par ce redoutable poison constitue une source d’empoisonnement. On ne peut le toucher à mains nues. Si l’on veut pénétrer dans le local pour en retirer le cadavre, un équipement spécial est nécessaire ainsi qu’un masque à gaz à filtre spécial. Comme tout effort physique est à prohiber (car il accélérerait la respiration et rendrait le filtre inefficace), il faut, préalablement à toute pénétration dans le local, obtenir l’évacuation du gaz, suivie de sa neutralisation. Je renvoie sur ce sujet aux documents que j’ai publiés en 1980 sur les chambres à gaz utilisées dans les pénitenciers américains.

Je préviens l’HMM et, en particulier, M. Berenbaum qu’il ne faudra pas nous présenter demain, 22 avril 1993, comme preuves de l’existence des chambres à gaz nazies soit une chambre à gaz de désinfection, soit une salle de douches, soit une chambre froide de morgue, soit un abri anti-aérien. Je suis encore moins intéressé par un simple pan de mur, une porte, un amas de chaussures, un ballot de cheveux, un tas de lunettes.

 

L’esquive et la supercherie
de l’Holocaust Memorial Museum

Je savais que ce défi ne pourrait pas être relevé puisque, aussi bien, depuis près d’un demi-siècle on nous parle de ces chambres à gaz nazies sans jamais nous les montrer (et cela au « siècle de l’image » !). Je savais aussi que l’HMM en serait réduit à utiliser une supercherie. Mais quelle supercherie au juste ?

La réponse à cette question allait venir dès le lendemain, c’est-à-dire le 22 avril 1993, date fixée pour l’inauguration officielle (le public ne serait admis que le 26 avril) avec la mise en circulation ce jour-là d’un ouvrage d’environ deux cent cinquante pages se présentant comme une sorte de catalogue du nouveau musée.

L’ouvrage en question est de M. Berenbaum et s’intitule The World Must Know. The History of the Holocaust as told in the United States Holocaust Memorial Museum [Il faut que le monde sache : l’histoire de l’Holocauste racontée par l’Holocaust Memorial Museum de Washington]. À la page 138 figurent trois photographies qui représentent :

– la première, une boîte métallique [a canister] et des granulés [pellets] de Zyklon B, «insecticide hautement toxique» [highly poisonous insecticide] ;

– la deuxième, « un moulage de la porte d’entrée de la chambre à gaz de Majdanek. (De l’extérieur, les gardiens SS pouvaient observer les tueries à travers un petit regard) » [a casting of the door to the gas chamber at Majdanek (From the outside, SS guards could observe the killings through a small peep-hole)] ;

– la troisième, « l’intérieur d’une chambre à gaz de Majdanek. Les taches bleues sont un résidu chimique de Zyklon B » [the inside of a Majdanek gas chamber. The blue stain is a chemical remnant of Zyklon B].[2]  

La première photographie ne prouve rien sinon que les Allemands utilisaient un insecticide. La deuxième et la troisième photographie sont connues des visiteurs de Majdanek. Ceux-ci reconnaîtront la porte extérieure et la porte intérieure (ainsi qu’une partie) de la première des chambres à gaz qu’on présente aux visiteurs de Majdanek comme une chambre à gaz d’exécution, alors que cette pièce a toutes les caractéristiques d’une chambre à gaz de désinfection. Je me dispenserai ici de toute démonstration personnelle et je ne ferai pas appel à mes propres photographies qui, elles, montrent la pièce dans son intégralité, y compris avec sa petite annexe où se trouvait un fourneau destiné à produire la chaleur indispensable à la propagation du Zyklon-B (sur la droite de la photographie du Musée, on aperçoit à hauteur d’homme la bouche d’arrivée d’air chaud en provenance du fourneau). Je ne ferai pas non plus état de l’expertise de Fred Leuchter qui conclut formellement qu’il s’agit là d’une chambre à gaz de désinfection où l’on tuait tout au plus des poux, porteurs du typhus, et non des hommes.

La concession de J.-C. Pressac

Je me contenterai de donner la parole à J.-C. Pressac, le protégé de la Beate Klarsfeld Foundation et auteur de l’ouvrage Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers (Auschwitz : technique et fonctionnement des chambres à gaz) (titre, d’ailleurs, fallacieux). Voici donc l’opinion de J.-C. Pressac sur cette pièce que M. Berenbaum ose présenter comme une chambre à gaz homicide :

The red-ochre bricks stained with dark blue were for him [Bernard Jouanneau, lawyer pleading against R. Faurisson, in 1982 in Paris] material and visible proof of the existence of homicidal gas chambers. The problem, for there is one, is that the gas chamber presented has all the characteristics of a DELOUSING installation. I am not saying that it was never used to kill people, for that is possible [here, J.-C. Pressac is wrong[3], but the traces of Prussian blue are an absolutely certain indication for use of delousing purposes.[4]  

J.-C. Pressac rappelle ensuite que l’existence d’un regard [peep-hole] n’est pas la preuve d’une chambre à gaz homicide puisqu’une chambre à gaz de désinfection peut être pourvue d’un tel regard. Il conclut :

I am sorry to say, and I am not the only one in the West [he wrote this in 1989, before the collapse of communism in Poland], that the Majdanek homicidal and/or delousing gas chambers are still waiting for a true historian, which is mildly upsetting in view of the fact that the camp fell into the hands of the Russians intact in [July] 1944.[5]  

À la page 557, il présente une photographie de l’extérieur de la chambre à gaz en question et d’une autre chambre à gaz située dans le même bâtiment. La légende précise qu’il s’agit d’une photographie :

showing one of the disinfestation gas chambers thought to be a homicidal gas chamber. Between the two doors with their inspection peep-holes, the darker bricks are of Prussian blue colour, a sign of a prolonged use of “Blausäure/blue acid”, in other words hydrocyanic or prussic acid sold as a delousing agent under the name of “Zyklon B”.[6]  

Il est à noter que ces chambres à gaz se trouvaient dans le bâtiment de « Bad und Desinfektion » [Bains et désinfection], situé juste à l’entrée du camp et à la vue de tous. On aura compris que, dans sa « Bibliographical Note », M. Berenbaum ne mentionne pas l’imposant ouvrage de J.-C. Pressac.[7]  

Une nouvelle avancée du révisionnisme

En 1978 le président Jimmy Carter avait fondé une commission chargée de la création de l’HMM. Pour la présider, il avait choisi Élie Wiesel, ce qui avait inspiré à Arthur Robert Butz une réflexion à la fois juste et sarcastique : on avait besoin d’un historien, on a choisi un histrion.

Le choix de M. Berenbaum pour la responsabilité « scientifique » de l’HMM est de même nature. M. Berenbaum est professeur adjoint [adjunct professor] de théologie à l’université de Georgetown (Washington). Là où un historien s’imposait, les organisations juives ont choisi un théologien, tant il est vrai que, depuis quelques années, elles ont substitué à l’histoire de l’« Holocauste» la religion de l’«Holocauste».

Le pilier central de cette religion, je l’ai souvent dit, est « la magique chambre à gaz qui, telle un mirage, n’a pas d’image réelle ».

En la circonstance, l’HMM a choisi, pour représenter le pilier central de son exposition, une chambre à gaz de désinfection abusivement déclarée chambre à gaz homicide. Ainsi un instrument que les Allemands avaient conçu pour protéger la santé de leurs prisonniers juifs ou non juifs nous est-il présenté comme un instrument de torture et de mort de ces prisonniers. Voilà qui marque bien l’imposture et l’aplomb des zélotes de la religion de l’« Holocauste ».

L’heure est venue d’un peu plus d’honnêteté intellectuelle et de santé mentale dans le récit des malheurs réels du peuple juif durant la seconde guerre mondiale. Les visiteurs de l’HMM et, en particulier, les contribuables américains, sans lesquels ce musée n’existerait pas, sont en droit de demander des comptes à M. Berenbaum et à ses amis. Le Los Angeles Times du 20 avril 1993 titrait : « Poll Finds 1 Out of 3 Americans Open to Doubt There Was a Holocaust [Un sondage fait apparaître qu’un Américain sur trois est prêt à douter qu’il y ait eu un Holocauste] ». Ce doute s’aggravera.

Quelques jours après l’inauguration de son musée, M. Berenbaum confiait à un journal :

[In that Museum] You’re surrounded by death. It’s like working in an emergency room or a mortuary… I’ve ended up on an analyst’s couch.[8]  

([Dans ce musée] Vous êtes entouré par la mort. C’est comme travailler dans un service des urgences ou un dépôt mortuaire… J’ai fini sur le divan d’un psychanalyste.)

Il n’est pas exclu que M. Berenbaum retourne sur le divan du psychanalyste quand il se rendra compte des graves conséquences de sa supercherie : le 22 avril 1993 devait marquer une date de choix dans la consécration sur le sol américain de la religion de l’«Holocauste» ; en réalité, cette date passera à l’histoire comme celle d’une exceptionnelle victoire des historiens révisionnistes.

Je tiens, pour terminer, à rendre hommage ici aux révisionnistes qui ont contribué à une telle victoire sur ce point précis :

– d’abord, à Ernst Zündel de Toronto (Canada), sans lequel le révisionnisme historique en serait encore à lutter dans l’obscurité ;

– ensuite, à Ahmed Rami, réfugié à Stockholm (Suède), qui m’a permis de lancer publiquement le « défi de Stockholm » du 17 mars 1992 ;

– enfin, à l’Institute for Historical Review de Los Angeles (USA), sous l’égide duquel s’est tenue la conférence où j’ai pu, le 21 avril 1993 à Washington, renouveler mon «défi de Stockholm», cette fois-ci en direction de l’HMM.

2 mai 1993
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[1] P. Vidal-Naquet, « Le secret partagé » [compte rendu de Les Chambres à gaz, secret d’État], Le Nouvel Observateur, 21 septembre 1984, p. 80.
[2] Aux pages 140-143, on trouve de naïves figurines de plâtre censées représenter des victimes successivement dans le vestiaire, dans la chambre à gaz et dans la salle des fours de crémation d’un crématoire d’Auschwitz-Birkenau. Tandis que, dans les musées à vocation historique (musées de l’Armée, musées de la Guerre et de la Résistance, musées du Débarquement), on s’ingénie à illustrer la réalité matérielle par des maquettes aussi précises et parlantes que possible, ces figurines-là prennent place dans une sorte de vide matériel ou d’environnement immatériel. Les légendes rédigées par M. Berenbaum sont entachées d’imprécisions, d’erreurs, d’absurdités ; elles témoignent aussi de ce que M. Berenbaum a senti l’urgence de revoir à la baisse le nombre des prétendues victimes de chaque fournée de gazage et le nombre des crémations journalières. Il fait une discrète allusion à une maquette que les communistes polonais avaient construite après la guerre et qui se trouve encore aujourd’hui exposée au musée d’Auschwitz (Block 4, premier étage). D’après mes renseignements, une réplique de cette maquette figurerait à l’HMM. Pourquoi, dans ce cas, M. Berenbaum ne la montre-t-il pas dans son livre ? Aurait-il appris que je me sers souvent de cette maquette pour illustrer les impossibilités physiques des opérations de gazage qu’on prétend ainsi reconstituer ? Voyez, notamment, ma vidéo sur « Le Problème des chambres à gaz » (1981) ainsi que mon commentaire sur « Auschwitz en images » à la fin du livre de Wilhelm Stäglich, Le Mythe d’Auschwitz, p. 492-507. Même J.-C. Pressac est sceptique (Auschwitz: Technique and Operation…, p. 377-378).
[3] Une chambre à gaz de désinfestation au Zyklon B ne peut pas servir de chambre à gaz homicide. La première peut être relativement simple tandis que la seconde est nécessairement très compliquée. La différence de conception de ces chambres tient à ce qu’il est relativement facile, après l’opération de gazage, de se débarrasser du gaz encore contenu dans les tissus ou les vêtements tandis qu’il est extrêmement difficile de se débarrasser du gaz encore installé dans la peau, les muqueuses et les humeurs d’un cadavre. Dans le premier cas, on se débarrasse du gaz en envoyant une grande quantité d’air chaud qui provoque une évaporation ; puis les tissus et les vêtements seront longuement battus à l’extérieur pour en chasser le reste de gaz. Dans le second cas, on ne peut ni chauffer ni battre le cadavre. Du coup, la conception même d’une chambre à gaz homicide, comme on en voit aux États-Unis, est d’une redoutable complication. Cette complication est telle pour une seule personne à exécuter qu’on a peine à imaginer l’effroyable sophistication qu’auraient exigée les chambres à gaz nazies, c’est-à-dire des chambres à gaz où l’on aurait exécuté non pas une victime mais des fournées de centaines ou de milliers de victimes. De telles chambres à gaz auraient constitué de véritables bains de poison impossible à évacuer. Jamais des hommes, même pourvus de masques à gaz, n’auraient pu pénétrer dans de tels océans d’acide cyanhydrique pour en évacuer les cadavres et faire place nette pour la prochaine fournée.
[4] « Les briques rouge-ocre tachées de bleu-noir constituaient pour lui [Me Bernard Jouanneau, avocat plaidant contre R. Faurisson, en 1982 à Paris] une preuve matérielle et visible de l’existence de chambres à gaz homicides. Le problème, car il y en a un, est que la chambre à gaz présentait toutes les caractéristiques d’une installation d’épouillage. Je ne dis pas qu’elle n’a jamais été utilisée pour tuer des gens, car c’est possible [ici, J.-C. Pressac se trompe. Cf. note précédente], mais les traces de bleu de Prusse indiquent de façon absolument certaine que cette chambre était à usage d’épouillage. » J.-C. Pressac, Auschwitz: Technique and Operation…, p. 555.
[5] « Je regrette d’avoir à dire, et je ne suis pas le seul à l’Ouest [il écrivait cela en 1989 avant l’effondrement du communisme en Pologne], que les chambres à gaz homicides et/ou d’épouillage de Majdanek en sont encore à attendre un vrai historien, ce qui est passablement contrariant vu le fait que le camp est tombé intact aux mains des Russes en [juillet] 1944. » ibid.
[6] « Montrant l’une des chambres à gaz de désinfection prise pour une chambre à gaz homicide. Entre les deux portes avec leurs regards de surveillance, les briques plus sombres sont d’une couleur bleu de Prusse, signe d’un usage prolongé de “Blausäure – acide bleu”, en d’autres termes d’acide cyanhydrique ou prussique vendu comme agent d’épouillage sous le nom de “Zyklon B” », id., p. 557.
[7] M. Berenbaum, op. cit., p. 224-232.