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Mon procès contre la revue L’Histoire

Je porte plainte contre Stéphane Khémis, directeur général de la revue mensuelle L’Histoire, pour publication falsifiée d’un texte que, conformément à la loi, je lui avais adressé en « droit de réponse ».

Dans la livraison de décembre 1999 de sa revue, S. Khémis avait publié un éditorial intitulé « Du négationnisme » et un article de Valérie Igounet, docteur en histoire, intitulé « Le cas Faurisson / Itinéraire d’un négationniste ».

Cet éditorial et cet article m’ouvraient un droit de réponse, droit que j’entendais d’autant plus exercer que S. Khémis et V. Igounet me diffamaient.

Dans la livraison de janvier 2000, mon texte en droit de réponse était publié mais non sans de graves amputations et dénaturations. À cinq reprises il était tronqué et, au total, il était amputé de sa moitié. Aucune des cinq coupures n’était signalée au lecteur. L’usage, dans une publication qui se présente comme scientifique (la revue n’est-elle pas éditée par la « Société d’études scientifiques » ?), est de marquer les coupures de textes par le signe typographique des trois points placés entre crochets. La revue en question se pique d’observer cet usage puisque, aussi bien, dans l’article même de V. Igounet, paru le mois précédent, huit coupures étaient ainsi portées à l’attention du lecteur.

Non content, en un premier temps, de me diffamer et, en un deuxième temps, de falsifier mon texte en droit de réponse, on faisait suivre mon texte (et celui d’un autre révisionniste, Henri Roques) d’une « Réponse de L’Histoire » dénonçant les «élucubrations des assassins de la mémoire».

On trouvera ci-jointes quelques pièces nécessaires à la compréhension de l’affaire. Il convient de savoir que, quelques mois après la parution de son article, V. Igounet allait publier un ouvrage de 700 pages, intitulé Histoire du négationnisme en France. Cet ouvrage s’achève sur un stupéfiant entretien avec Jean-Claude Pressac, auteur exterminationniste dont l’autorité avait été invoquée dans l’article de décembre 1999 à propos de la prétendue chambre à gaz d’Auschwitz-I. Pour leur malheur et pour leur courte honte, S. Khémis et V. Igounet, qui m’accusent d’être un «faussaire», avaient, à la fois pour me confondre et pour édifier le lecteur, jeté leur dévolu sur cette prétendue chambre à gaz homicide ; or, au moins depuis le 19 janvier 1995, avec la parution d’une enquête de l’historien Éric Conan dans le magazine L’Express, il est admis que, dans cette chambre à gaz emblématique, TOUT EST FAUX. Même les autorités du Musée national d’Auschwitz en conviennent mais elles le cachent aux touristes qui, par millions, continuent d’être abusés.

Comme j’ai été le premier au monde à découvrir cette supercherie et comme, après vingt-cinq années durant lesquelles on m’a obstinément accusé de mentir à ce sujet, on a fini par admettre que le faussaire n’était pas Faurisson, mais le Musée d’Auschwitz, on comprendra que j’accuse, à mon tour, la revue L’Histoire d’avoir pris fait et cause pour une imposture historique, reconnue comme telle, cinq années auparavant, par un historien de l’école officielle.

Pièces jointes

Lettre que j’ai adressée le 16 décembre 1999 au directeur responsable de L’Histoire. Elle contient mon texte en droit de réponse. J’ai placé entre crochets les cinq passages qui, sans qu’on en prévienne le lecteur, ont été oblitérés lors de la publication du texte dans L’Histoire de janvier 2000 ;

2° La page 68 de l’enquête d’Eric Conan sur la fallacieuse chambre à gaz que visitent des millions de touristes (L’Express, 19-25 janvier 1995) : « Tout y est faux » ;

3° Mon compte rendu de cette enquête sous le titre Les falsifications d’Auschwitz d’après un dossier de L’Express (19 janvier 1995) ;

4° Mon article sur Jean-Claude Pressac, version 2000 (31 mars 2000), où je montre que l’ancien protégé de Serge Klarsfeld, de Denis Peschanski (CNRS), de François Bédarida (Institut d’histoire du temps présent) et de Pierre Vidal-Naquet (École des hautes études en sciences sociales), opère une remarquable volte-face : il voue aux « poubelles de l’histoire » la grande majorité des « faits » dont s’est nourrie l’histoire officielle de la déportation ;

Mon compte rendu de l’ouvrage de Valérie IgounetHistoire du négationnisme en France (5 mai 2000) ;

6° Pour le tribunal, un état des frais considérables qu’il m’a fallu jusqu’ici encourir avant même l’audience du 14 septembre 2000 ; une partie de ces frais est due à la dérobade de S. Khémis qui ne s’est ni présenté, ni fait représenter aux audiences où il était régulièrement convoqué.

14 septembre 2000