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Lettre à Jean-Louis Jamot (des Renseignements généraux, Vichy)

Monsieur, 
 
Je me permets de vous rappeler quelques points de l’entretien que je vous ai accordé ce matin à mon domicile. 
 
 
Je récidiverai autant de fois que je serai condamné, dussé-je aller en prison (comme en 1962, pour outrage à magistrat), voir saisir mon salaire (une fois encore), subir une agression physique (comme, déjà, à six reprises) ou risquer la mort (comme le 16 septembre 1989 du fait de voyous juifs que la police se garde bien d’inquiéter). 
 
On ne me fera pas dire que deux et deux font cinq, que la terre est plate, que les chambres à gaz hitlériennes ont existé ou que Hitler a eu une politique de destruction physique des juifs ; on ne m’obligera pas, sous la menace, à mentir. Les révisionnistes n’éprouvent aucun respect pour les tabous et, en particulier, pour les tabous juifs que protège une loi spéciale de la République française. Tout tribunal me sera une tribune. À chacun de mes procès, je dévoilerai une vérité cachée soit par les organisations juives, soit par ceux que ces organisations font chanter. Je marquerai mon mépris pour la magistrature française et sa longue tradition de lâcheté : ni assise, ni debout, elle est et reste couchée. 
 
Malgré bien des sollicitations, j’ai refusé de former une association révisionniste ou d’adhérer à un groupe révisionniste. Le révisionnisme ne connaît ni lois, ni contraintes, ni formes, ni statuts. Il ne constitue pas un milieu que la police, par exemple, pourrait pénétrer. Contraint à une sorte de clandestinité, il se développe spontanément. Il a la puissance d’un mouvement naturel que je ne domine pas, dont je ne peux mesurer l’ampleur ni présente ni future et que personne ne peut endiguer, canaliser ou arrêter. Il est la grande aventure intellectuelle de la fin de ce siècle. 
 
Je n’ai pas d’accointances avec des mouvements politiques ; ces mouvements sont des créations artificielles et éphémères. J’appartiens à un institut international de recherches révisionnistes qui a des ramifications dans le monde entier. 
 

Je ne suis ouvert à aucun arrangement, à aucune conciliation avec les organisations juives ou avec les pouvoirs publics de ce pays. De ce qui pourrait advenir de fâcheux à ma personne, à ma famille, à mes biens, je tiens d’avance pour responsables ces organisations et ceux qui, dans la crainte et le tremblement, leur obéissent sur le plan local (Vichy) ou sur le plan national.

4 juin 1991