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Mon procès en appel pour un entretien diffusé sur “Meta TV” en 2014

Rendez-vous ce jeudi 14 septembre à 13h30 au Palais de justice de Paris (cour d’appel, 10 boulevard du Palais, escalier K, 2e étage, salle Jules Grévy, pôle 2, chambre 7) pour le procès qui, en première instance, m’a été intenté par la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) et par le BNVCA (Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme) en raison d’un entretien que, lors d une fête donnée chez Dieudonné en août 2014, j’avais accordé au souriant et sympathique Patrick D’Hondt pour diffusion sur le site Meta TV.

Patrick D’Hondt et moi-même, nous avons été condamnés en première instance, le 23 novembre 2016, lui, à une peine de 100-jours-amende à raison de 10 euros par jour, et moi-même, à une peine de 100 jours-amende à raison de 100 euros par jour. Diverses autres peines financières s’ajoutaient à ces amendes. À ces peines il convient d’ajouter les frais de défense et, en outre, dans mon cas, des frais de train et d’hôtel. Pendant trois jours je serai absent de Vichy où il me faudra trouver quelqu’un pour me remplacer dans la fonction de garde-malade de mon épouse, âgée de 86 ans.

Mon délit comme celui de Patrick est d’avoir enfreint la loi du 13 juillet 1990 punissant sous certaines conditions la « contestation » de l’existence de « crimes contre l’humanité » tels que définis et punis lors du procès des « grands criminels de guerre » à Nuremberg en 1945-1946 (« loi Gayssot » ou « loi Fabius-Gayssot » ou « loi Faurisson »).

Je compte m’expliquer personnellement devant mes juges de la cour d’appel en invoquant nombre d’arguments, à commencer par le suivant : la preuve est faite que les historiens de « l’Holocauste » sont désormais dans l’incapacité de fournir le moindre élément technique et scientifique à l’appui de la formidable accusation selon laquelle le Troisième Reich aurait décidé et pratiqué une politique d’extermination des juifs européens a) par de l’eau bouillante dans des « chambres à vapeur » (version polonaise, document du procès de Nuremberg PS-3311 pour le camp de Treblinka), b) par le gaz cyanhydrique du Zyklon B (version américaine), c) par l’électricité avec, pour les cadavres, un tapis roulant les amenant tout au sommet d’un haut-fourneau (version soviétique), d) par le feu de bûchers en plein air (version d’Élie Wiesel), e) par d’autres moyens encore au gré de « témoins » qui sont divers et, pour le moins, variés. Eau, gaz, électricité, feu, acide cyanhydrique (sous la forme de l’insecticide Zyklon B), monoxyde de carbone, dioxyde de carbone, chaux vive, pompes à faire le vide, etc. : on n’a pas manqué d’imagination. À l’exception des révisionnistes, de 1945-1946 à nos jours, soit en l’espace de 72 ans, à peu près personne ne s’est ému de cette cacophonie sur un seul et même camp, celui, capital, d’Auschwitz et de Birkenau (voyez, ci-dessus, les cas « b », « c » et « d »).

Depuis la fin de la guerre, la justice des vainqueurs (c’est-à-dire, dans l’ordre, « La République Française, les États-Unis d’Amérique, le Royaume Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques ») n’a jamais ordonné la moindre expertise médico-légale concernant l’effroyable « crime contre l’humanité » qu’elle imputait au vaincu, à une exception près, celle d’une enquête sur la prétendue chambre à gaz nazie au camp de Struthof-Natzweiler dans une Alsace récemment reprise par la France. Cette enquête, qui portait aussi bien sur la scène de crime supposée que sur l’arme supposée du crime supposé ou encore sur des restes de cadavres de « gazés », fut confiée au professeur René Fabre, toxicologue, qui allait devenir doyen de la Faculté de Pharmacie de Paris. Les résultats, consignés par le professeur le 1er décembre 1945, ont été entièrement négatifs. Tout cela nous a été soigneusement caché jusqu’à ce que je le découvre et le révèle personnellement au début des années 1980. Il n’empêche qu’aujourd’hui encore on a l’aplomb de nous présenter comme authentique, et même comme un « monument historique », la « chambre à gaz » du Struthof.

Le 17 janvier 1985, au premier grand procès d’Ernst Zündel à Toronto, le plus prestigieux des historiens soutenant la thèse de cette « destruction des juifs d’Europe », le professeur américain Raul Hilberg, s’est révélé incapable de fournir l’exemple d’un seul rapport scientifique sur ladite scène de crime et sur ladite arme du crime. Pressé de questions par l’avocat Douglas Christie, que j’assistais, et qui lui réclamait une preuve, une seule preuve scientifique de cette nature, il en est venu à dire : « I am really at a loss. I am very seldom at such a loss » (Je suis réellement perplexe. Je suis très rarement perplexe à ce point) (Barbara Kulaszka, Did Six Million Really Die? Report of the Evidence in the Canadian “False News” Trial of Ernst Zündel – 1988, Toronto, Samisdat Publishers Ltd, Toronto 1992, VIII-564 p., p. 39). Profondément ébranlé par la découverte des arguments de « Faurisson et d’autres » (sic), Raul Hilberg avait fini par abandonner sa thèse de 1961 selon laquelle Hitler aurait donné deux ordres d’exterminer les juifs et, en 1983, il avait fini par révéler sa nouvelle et définitive explication : la destruction des juifs d’Europe avait été organisée par la vaste bureaucratie nazie qui, renonçant progressivement au «modus operandi» de l’écrit, avait, « par une incroyable rencontre des esprits » (an incredible meeting of minds), utilisé une « transmission consensuelle de la pensée » (a consensus-mind reading by a far-flung bureaucracy). D’où l’absence de toute trace écrite et de tout document !!! Voyez mon article du 1er septembre 1988 sur le sujet : Raul Hilberg explique maintenant le génocide par la télépathie ! 

Mon entretien de 2 heures et 11 minutes avec Patrick D’Hondt se trouvait sur le site « Meta TV » jusqu’à ce que l’autorité judiciaire française en ordonne le retrait. Il existe toujours une adresse Youtube consacrée à cet entretien mais celle-ci est bloquée en France. Une autre adresse qui, à ce jour, fonctionne même en France est archive.org/details/LInterviewVeriteeDeRobertFaurissonMetaTour.

Mon avocat sera Me Damien Viguier.

10 septembre 2017

 

NB : En 1988 est parue chez Fayard la traduction en français de la somme de R. Hilberg, La Destruction des Juifs d’Europe (1101 pages). À cette occasion est paru dans Le Monde (7 juin 1988, p. 7) un impressionnant encart publicitaire où pouvaient se lire quatre appréciations tout à fait élogieuses, tirées respectivement de La Croix, du Nouvel Observateur, de L’Express et de Libération. On les lira ci-dessous en gardant à l’esprit que l’homme dont on célébrait ainsi le génie n’a en réalité consacré sa vie qu’à l’édification d’une thèse aberrante et nocive. Il a cru, manifestement de bonne foi, à une pure construction de l’esprit, celle de l’« historien de papier » qu’il était, vraiment trop peu soucieux de la réalité concrète.

Raul Hilberg est mort le 4 août 2007.

1) Pierre Vidal-Naquet, dans La Croix : « Un livre magistral » ;

2) Claude Lanzmann [l’auteur du film Shoah], dans Le Nouvel Observateur : « Livre unique, livre phare, livre môle, vaisseau d’histoire ancré dans le temps et comme hors du temps, immortel, immémorial, auquel rien, dans la production historique ordinaire, ne peut se comparer » ;

3) Luc Ferry [futur Ministre de l’Éducation nationale] et Sylvaine Pasquier, dans L’Express : « La Destruction des Juifs d’Europe s’impose déjà comme la référence obligée sur le sujet … Contre le révisionnisme à la Faurisson, la critique morale échoue, faute d’argumentation scientifique. Cette somme pulvérise la prétendue démonstration de l’inexistence des chambres à gaz ; et analyse, chiffres à l’appui, l’ampleur de ce que Le Pen appelle “le point de détail” » ;

4) Annette Levy-Willard, dans Libération : « Un monument implacable du XXe siècle. Le récit jour après jour de la genèse, de l’idée, de la mise en place, du fonctionnement de la gigantesque machine à broyer des millions d’êtres vivants. »