Lettre à Jacques Lesourne et à Patrick Kéchichian pour rectifier des mensonges au sujet de Robert Brasillach

Objet : Les mensonges du Monde… (7 février 1992, p. 25)

Messieurs,

Dans l’article intitulé « Brasillach révisé », vous écrivez en note : « Éric Neuhoff rappelle lui-même (p. 179) que Robert Brasillach estimait qu’il fallait se séparer des juifs en bloc et ne pas garder les petits. »

Le contexte donne à entendre que Brasillach préconisait l’extermination ou à tout le moins la déportation des enfants juifs.

FAUX ! Brasillach avait écrit :

L’archevêque de Toulouse proteste contre les mesures prises contre les Juifs apatrides en zone non-occupée et accuse le gouvernement du Maréchal de suivre des mesures étrangères ! Il parle de brutalités et de séparations que nous sommes tout prêts à ne pas approuver, car il faut se séparer des Juifs en bloc et ne pas garder de petits ; l’humanité est ici d’accord avec la sagesse.[1]  

Brasillach, tout comme Laval et les autorités religieuses juives, catholiques, protestantes, jugeait inhumaine la dislocation des familles. Je rappelle qu’on est allé, par la suite, jusqu’à faire voter des adultes juifs sur le point de savoir s’ils voulaient partir avec les enfants ou laisser ces enfants sur place en France.

Bravo pour vos mensonges. Merci pour ma collection.

15 février 1992

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[1] R. Brasillach, Je suis partout, 25 septembre 1942 (Œuvres complètes, t. XII, p. 481).