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Aux Pays-Bas : justiciers et tartufes

Le 28 février Rivarol rapportait qu’aux Pays-Bas une association de résistance dont le prince Bernhard est le protecteur avait écrit au chancelier Helmut Kohl pour lui demander que d’anciens Waffen-SS néerlandais, blessés de guerre, ne perçoivent plus de pension de l’Allemagne, pour le motif, selon cette association, que « la SS était une organisation criminelle et que ceux qui sont entrés volontairement dans cette organisation sont co-responsables des crimes de guerre commis, même s’ils n’en sont pas personnellement les auteurs ».
 
Il est exact que les juges du Tribunal militaire international de Nuremberg ont largement utilisé, au profit des vainqueurs et au détriment du vaincu, la notion de responsabilité collective et qu’à ce titre les SS ont été déclarés membres d’une organisation criminelle : tous les SS à la seule exception, bizarre, du corps des Reiter-SS. Cette exception vient de ce que le ministère public avait soudain découvert que le prince Bernhard de Lippe-Biesterfeld, époux de la princesse Juliana, avait fait partie de ce corps de cavalerie SS. Or, les Pays-Bas avaient signé l’accord instituant le Tribunal de Nuremberg : ils accusaient et, par personnes interposées, ils jugeaient l’Allemagne vaincue ![1]  
 
28 février 1997
 
[Cet article était signé « J. A. », pour Jessie Aitken, un nom de plume souvent utilisé par le professeur. Publié dans Rivarol le 7 mars 1997.]
 
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[1] Pour plus de détail sur l’affaire, on se reportera au tout récent ouvrage de W. Höttl, Einsatz für das Reich, Verlag S. Bublies, Coblence 1997, p. 371.